Seub Keultcheure

Ain’t Axl grand ?

31 juillet 2009

Les fans de Johnny vont probablement en vomir sur leur T-shirt Tête de Loup™ mais j’affirme ici et devant témoins qu’Axl Rose est le plus grand chanteur ayant jamais foulé le sol de cette planète…
Que dis-je chanteur… Dieu Vivant, Incarnation de l’Esprit du Chant serait à peine approprié, un peu comme si Alain Delon avait chanté (mais sans Dalida).
Les mots me manquent pour caractériser avec justesse “Sa Magnificence en Moule-burnes et Kilt” mais point les preuves de sa grandeur dont je m’en vais vous divulguer les traits les plus évidents.
Axl apprend à son public le zen et la patience : Jamais moins de 2h de retard à un concert, sinon le public n’a pas le temps de se purifier l’âme.
Axl est un visionnaire : Il est capable d’anticiper son prochain album avec 15 ans d’avance (voir point N°1).
Axl est un précurseur : 10 ans avant Donald Trump, 15 ans avant la crise financière, Axl avait déjà viré tout l’effectif des Guns ‘N Roses … plusieurs fois (”You’re Fired !”).
Axl is THE Voice : Ce mélange de sirène d’incendie et de chat qui a la queue coincée dans une porte, personne n’a jamais pu (ni voulu) s’aligner.
Axl est Vogue Homme à lui tout seul : Pas moins de 12 changements de tenue par concert sinon les Jeunes Créateurs ne peuvent pas survivre.
Axl reste un Sex Symbol : Même en étant rouquin, avec des dreads et 30 kilos de plus (c’est d’ailleurs le seul au monde à réussir cette prouesse) .
Axl est modeste : Même si Guns N’ Roses c’est lui, il continue d’engager des figurants pour faire croire que c’est un groupe.
Axl voit loin : Chinese Democracy n’est pas un énorme soufflé qui retombe, mais un album incroyablement sous estimé qui ne pourra qu’être réévalué dans quelques décennies parmi les albums ayant changé la face de la musique .
Axl a fait remonter le taux de natalité : …November Rain (Rien à ajouter).
Axl a inventé le GPS : “You know where U are ? You’re in the Jungle Baaaby !!!”

Prions ensemble mes frères et sœurs pour qu’un jour prochain il soit de nouveau en concert avec ses figurants son groupe à proximité et à prix abordable mais pas trop parce que ça se mérite un peu quand même… Amen !!!

Au commencement…

30 juillet 2009

Au commencement était le Nerd…
Il avait un pantalon trop court et un goût prononcé pour les chaussettes de sport et les mocassins (enfin sa mère avait un goût prononcé…).
Il savait que la violence était l’arme des faibles, mais ça ne lui réparait pas ses lunettes.
Minoritaire, forcément minoritaire, il n’avait pas sa carte du CDC (le Clan Des Cools) et ce n’était pas bien grave parce qu’il ne savait pas vraiment ce que c’était. Pour lui les Cools c’étaient ceux qui lui tapaient dessus.
Il n’emballait pas parce qu’il avait pris l’option synthé Casio au lieu de guitare sèche et que c’était super dur de jouer du synthé sur la plage au coin du feu (en plus le sable ça rentre dans les mocassins).
L’adolescence ne faisait pousser que ses bras et son acné et avait oublié les muscles au centre de tri ; on est pas égaux devant les hormones.
De toutes façons, tout ça n’avait que peu d’importance, la vérité était (déjà) ailleurs.

Le fait de savoir si le Nerd est venu à la sous-culture ou le contraire relève de l’oeuf et de la poule (ou d’Eddie Brock et Venom).
Plutôt que de se battre pour des parts de marché de l’univers existant il suffisait d’en coloniser de nouveaux :
Et pour le Nerd, la lumière fût !
Derrière ses lunettes réparées aux scotch se cachait un barbare suintant la testostérone qui ne demandait qu’un jet de D20 pour laisser exploser sa puissance.
Les disquettes de démos s’échangeaient sous le manteau comme des porno tapes de Canal.
La SF décrivait à longueur de pages, pas un, mais Des Mondes dominés par les tronches où le CDC ne survivait que comme usine à lisier.

Comme Supes aux confins des galaxies, le Nerd s’exila dans les mondes virtuels…

Bang Bang !

7 avril 2009

Après une paire d’années avec le couple comme mission, à faire rimer ses compromis avec le reste, la trentaine se déclenche comme une croissance en retard… Violemment ! Plus d’interrogations encore qu’à l’âge d’or Biactol, c’était hier pourtant. J’ai bien fait tout comme on m’a dit, j’ai choisi la vie (Choose Life !). Propagande, dis moi, où est le bonheur de la pub ?
Mais revient lancinante et sonore comme un coup de feu LA question…
“Bang !” alors qu’on essaye d’y croire encore parce qu’on est trop fier pour admettre qu’on s’est trompé de personne et d’histoire.
“Bang !” alors qu’on s’entête en faisant le vide autour de soi, refusant de perdre ce qu’on a investi et le total des sacrifices que ça représente…
“Bang !” alors qu’on paye à l’autre bout du monde la somme de tous ses renoncements…
“Bang” alors qu’on solde une histoire d’amour qui finit comme en général en implorant intérieurement Beam me up Scotty…
“Bang !” alors que l’histoire refuse de crever, plus coriace qu’un méchant de série B…
“Bang !” alors qu’on enterre pour de bon le cadavre de sa relation et que ce putain de générique de fin refuse de démarrer pour nous laisser sur un happy end…

Une balle de 9 millimètres, les stries matchant les impacts avec gravé LA question qui tue :
DE QUOI J’AI ENVIE ?
Pas Nous (ou ce qu’il en reste), pas mes potes (ça va, eux sont là) : Moi !
Qu’est ce que je veux pour et dans ma vie ?
Alors on entre en rééducation comme après un grave accident…
On réapprend à s’écouter.
On change de job parce qu’on n’en a ras le bol que le bonheur et le salaire qui ne le fait pas, mais y contribue grave, soient toujours pour demain. On fait le deuil de son histoire en se disant qu’au bout d’un certain nombre de litres de mojitos ça finira par ne plus serrer le cœur dans un étau.
On prend dix ans d’avance sur la crise de la quarantaine en vendant enfin la caisse pour payer ses dettes au Crédit Parental et on revient chez les Wild Ones en 2 roues qui emmerdent les contraintes, le stress et les embouteillages.

Epilogue : le générique de fin ne vient que plus tard quand on revient sur les lieux après une année et qu’on est vivant… Seul mais vivant.